LE CHIFFRE
Le taux du prélèvement à la source est de 0 % pour un revenu fiscal annuel allant jusqu’à 27 478 € pour une personne seule.
La fiscalité est un critère important lorsque vous vous lancez en auto-entreprise. Impôt sur le revenu, versement libératoire, CFE, TVA… Il peut être difficile de s’y retrouver ! Pas de panique, Club Micro-Entreprise fait le point sur les différents impôts et taxes en micro-entreprise et vous explique tout sur leur fonctionnement.
Comment fonctionne l’impôt sur le revenu pour un auto-entrepreneur ?
En tant qu’auto-entrepreneur, vous êtes soumis à l’impôt sur le revenu (IR). Votre chiffre d’affaires (CA) est ainsi imposé dans la catégorie des Bénéfices Industriels et Commerciaux (BIC) ou des Bénéfices Non Commerciaux (BNC), selon la nature de votre activité.
Vous avez le choix entre deux modes d’imposition :
- Le régime micro-fiscal (régime par défaut)
- Le versement fiscal libératoire (sous conditions)
1. Le régime micro-fiscal : le principe de base
Le régime de la micro-entreprise, aussi appelé régime micro-fiscal, est le régime d’imposition de base qui s’applique par défaut à tous les auto-entrepreneurs.
Son fonctionnement est simple : au moment de déclarer vos impôts, vous reportez le montant de votre chiffre d’affaires (CA) annuel brut dans votre déclaration complémentaire de revenus (formulaire n°2042-C PRO). L’administration fiscale se charge ensuite d’appliquer un abattement forfaitaire sur votre chiffre d’affaires. Le montant de cet abattement dépend de la nature de votre activité.
L’abattement forfaitaire
L’abattement forfaitaire est une déduction automatique de vos charges professionnelles. Son taux est fixe et il ne peut être inférieur à 305 €.
| Nature de l’activité | Taux de l’abattement |
|---|---|
| Activités d’achat-revente de marchandises (BIC) | 71 % |
| Prestations de services commerciales et artisanales (BIC) | 50 % |
| Professions libérales et prestations de services (BNC) | 34 % |
Une fois cet abattement appliqué, vous obtenez votre bénéfice imposable. Ce montant est ensuite ajouté aux autres revenus de votre foyer fiscal pour être soumis au barème progressif de l’impôt sur le revenu.
LE CONSEIL CLUB MICRO-ENTREPRISE
Le régime micro-fiscal peut être particulièrement intéressant si vous avez peu de charges professionnelles. En effet, l’abattement forfaitaire est souvent plus avantageux que la déduction de vos frais réels.
2. Le versement fiscal libératoire : l’option pour l’impôt
Le versement libératoire de l’impôt sur le revenu (VFL), aussi appelé prélèvement libératoire, est une option qui vous permet de payer votre impôt tout au long de l’année, en même temps que vos cotisations sociales.
Avec cette option, un pourcentage supplémentaire est appliqué sur votre chiffre d’affaires au moment de votre déclaration à l’Urssaf (mensuelle ou trimestrielle). Vous payez ainsi un montant qui correspond à la fois à vos cotisations sociales et à votre impôt sur le revenu.
Le taux du versement libératoire est fixe et dépend de la nature de votre activité :
- 1 % pour les activités d’achat-revente de marchandises, de vente de denrées à consommer sur place et de fourniture de logement (BIC)
- 1,7 % pour les prestations de services commerciales et artisanales (BIC)
- 2,2 % pour les prestations de services et les professions libérales (BNC)
Quelles sont les conditions pour en bénéficier ?
Le versement libératoire est une option soumise à des conditions de revenus. Pour en bénéficier en 2026, votre revenu fiscal de référence (RFR) de l’année N-2 (soit 2023) ne doit pas dépasser un certain seuil. Ce seuil dépend du nombre de parts de votre quotient familial.
| Nombre de parts de votre quotient familial | Revenu fiscal de référence 2023 |
|---|---|
| 1 part (personne seule) | 27 478 € |
| 1,5 part | 41 217 € |
| 2 parts (couple sans enfant) | 54 956 € |
| 2,5 parts | 68 695 € |
| 3 parts | 82 434 € |
ATTENTION
Si vous choisissez le versement libératoire, vous devez quand même déclarer chaque année votre chiffre d’affaires à l’administration fiscale. Pas d’inquiétude, vous ne serez pas imposé deux fois ! Cette déclaration sert uniquement à déterminer votre revenu fiscal de référence et le taux de prélèvement à la source appliqué aux autres revenus de votre foyer.
Comment opter pour le versement libératoire ?
Pour bénéficier du versement libératoire, vous devez en faire la demande auprès de l’Urssaf :
- Au moment de votre déclaration de début d’activité, en cochant l’option sur le formulaire de création d’entreprise.
- En cours d’activité, en faisant une demande écrite à votre Urssaf. Vous avez jusqu’au 30 septembre 2026 pour en faire la demande, pour une application au 1er janvier 2026.
La Cotisation Foncière des Entreprises (CFE)
La Cotisation Foncière des Entreprises (CFE) est un impôt local dû par la plupart des entreprises, y compris les auto-entreprises. Elle est calculée sur la base de la valeur locative des biens immobiliers que vous utilisez pour votre activité professionnelle. Son montant dépend de la commune où est domiciliée votre auto-entreprise.
Qui est redevable de la CFE ?
En principe, tous les auto-entrepreneurs sont redevables de la CFE dès leur deuxième année d’activité. Vous ne payez donc pas de CFE l’année de création de votre auto-entreprise.
Il existe toutefois des exonérations permanentes, notamment pour :
- Les artisans
- Les exploitants agricoles
- Les pêcheurs
- Les artistes
- Les chauffeurs de taxi ou d’ambulance
Les auto-entrepreneurs qui réalisent un chiffre d’affaires annuel inférieur ou égal à 5 000 € sont également exonérés de CFE de manière permanente.
Comment est calculée la CFE ?
Le calcul de la CFE est basé sur la valeur locative des biens que vous utilisez pour votre activité. Si vous travaillez depuis votre domicile, une base d’imposition minimale est appliquée. Cette base est votée par la commune de domiciliation de votre auto-entreprise.
Le montant de la CFE est obtenu en multipliant cette base d’imposition par le taux de CFE de la commune.
Voici la base minimale de CFE pour 2026 :
| Chiffre d’affaires | Base minimale d’imposition |
|---|---|
| Jusqu’à 5 000 € | Exonération totale |
| Entre 5 001 € et 10 000 € | Entre 237 € et 565 € |
| Entre 10 001 € et 32 600 € | Entre 237 € et 1 130 € |
| Entre 32 601 € et 100 000 € | Entre 237 € et 2 374 € |
| Entre 100 001 € et 250 000 € | Entre 237 € et 3 957 € |
| Entre 250 001 € et 500 000 € | Entre 237 € et 5 935 € |
| À partir de 500 001 € | Entre 237 € et 7 916 € |
Déclaration et paiement de la CFE
Vous n’avez pas de déclaration annuelle à faire pour la CFE, sauf en cas de changement de situation. Une déclaration initiale de CFE (formulaire n°1447-C-SD) doit être remplie avant le 31 décembre de votre première année d’activité.
Votre avis d’imposition est disponible sur votre espace professionnel du site des impôts vers la mi-novembre. Vous avez ensuite jusqu’au 15 décembre pour la payer, directement en ligne.
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Pensez à créer votre espace professionnel sur le site des impôts dès le début de votre activité. C’est indispensable pour gérer et payer votre CFE.
La Taxe sur la Valeur Ajoutée (TVA)
La Taxe sur la Valeur Ajoutée (TVA) est un impôt indirect sur la consommation. En tant qu’auto-entrepreneur, vous pouvez être redevable de la TVA, c’est-à-dire que vous devez la collecter auprès de vos clients et la reverser à l’État.
Le régime de la franchise en base de TVA
Par défaut, les auto-entrepreneurs bénéficient de la franchise en base de TVA. Cela signifie que vous n’êtes pas redevable de la TVA : vous ne la facturez pas à vos clients et vous ne la récupérez pas sur vos achats professionnels.
Pour bénéficier de ce régime, votre chiffre d’affaires annuel ne doit pas dépasser certains seuils :
- 91 900 € pour les activités de vente de marchandises (seuil de tolérance à 101 000 €)
- 36 800 € pour les activités de prestations de services (seuil de tolérance à 39 100 €)
ATTENTION
En franchise en base de TVA, vous devez obligatoirement inscrire la mention « TVA non applicable, art. 293 B du CGI » sur toutes vos factures.
Le dépassement des seuils de TVA
Si votre chiffre d’affaires dépasse les seuils de tolérance pendant une année, vous devenez redevable de la TVA dès le premier jour du mois de dépassement.
Si votre chiffre d’affaires se situe entre le seuil de base et le seuil de tolérance pendant deux années consécutives, vous devenez redevable de la TVA au 1er janvier de l’année suivante.
Lorsque vous devenez redevable de la TVA, vous devez :
- Activer votre numéro de TVA intracommunautaire auprès de votre Service des Impôts des Entreprises (SIE).
- Appliquer le taux de TVA correspondant à votre activité sur vos factures.
- Déclarer et reverser la TVA collectée à l’État.
Il est également possible de demander à être redevable de la TVA même si vous ne dépassez pas les seuils. Cette option peut être intéressante si vous avez beaucoup d’achats professionnels, car vous pourrez alors récupérer la TVA sur ces dépenses.
FAQ sur la fiscalité de l’auto-entrepreneur
Comment déclarer mes revenus d’auto-entrepreneur ?
Vous devez déclarer vos revenus d’auto-entrepreneur chaque année lors de la déclaration de revenus, généralement entre avril et juin. Vous devez remplir le formulaire n°2042-C PRO, en indiquant votre chiffre d’affaires annuel brut dans la partie « Revenus industriels et commerciaux professionnels » ou « Revenus non commerciaux professionnels ».
Dois-je payer des impôts si mon chiffre d’affaires est de zéro ?
Si vous n’avez réalisé aucun chiffre d’affaires sur une année, vous n’aurez pas d’impôt sur le revenu à payer au titre de votre auto-entreprise. Vous devez tout de même déclarer un chiffre d’affaires de 0 € à l’Urssaf et lors de votre déclaration de revenus annuelle.
Puis-je déduire mes charges professionnelles ?
Non, en micro-entreprise, vous ne pouvez pas déduire vos charges professionnelles réelles (frais de déplacement, achats de matériel, etc.). À la place, l’administration fiscale applique un abattement forfaitaire sur votre chiffre d’affaires pour couvrir ces dépenses de manière simplifiée.
Vous l’aurez compris, la fiscalité de l’auto-entrepreneur est pensée pour être simple et accessible. En connaissant bien les règles de l’impôt sur le revenu, de la CFE et de la TVA, vous pouvez gérer votre activité sereinement et faire les bons choix pour optimiser votre situation.





C’est fascinant de voir à quel point la fiscalité peut sembler complexe, mais elle est vraiment conçue pour aider les micro-entrepreneurs à s’organiser.
Chaque impôt, comme chaque couleur, a son importance ! En tant que créatrice, je préfère le simple au compliqué. Simplifions-nous la vie !
Cet article est très utile pour comprendre la fiscalité des auto-entrepreneurs. Grâce à ces conseils, je me sens plus confiante pour gérer mon activité.
Cet article est super clair et très utile pour mieux comprendre la fiscalité des auto-entrepreneurs. Merci pour ces explications !
La fiscalité me semble un véritable labyrinthe, mais cet article éclaire le chemin avec des explications claires et délicates. Merci !
La fiscalité des auto-entrepreneurs peut sembler complexe, mais elle est en réalité plutôt simple une fois qu’on s’y plonge. C’est comme apprendre à danser le tango : un peu de pratique et tout devient fluide !
Le fait que l’abattement forfaitaire soit plus avantageux si vous avez peu de charges, c’est un point intéressant. Ça peut vraiment alléger la comptabilité pour ceux qui débutent et n’ont pas encore beaucoup d’investissements. Qui aurait pensé que les impôts pourraient être aussi pratiques ?
En parlant d’abattement forfaitaire, ça me fait penser : ce serait vraiment génial si on pouvait le cumuler avec d’autres aides ou exemptions. Ça allégerait encore plus le poids fiscal pour les jeunes entrepreneurs, qu’en pensez-vous ?