Le guide pour devenir moniteur d’équitation auto-entrepreneur

Philippe Renaud

13/09/2025

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Fiche métier : Devenir moniteur d’équitation

Passionné de cheval, vous rêvez de transmettre votre savoir et d’enseigner l’équitation ? Le métier de moniteur est peut-être fait pour vous ! Ce professionnel est en effet chargé de former des cavaliers de tous les âges et de tous les niveaux. Découvrez une profession qui allie passion, pédagogie et rigueur.

L’essentiel pour devenir moniteur d’équitation

Voici ce qu’il faut retenir pour vous lancer comme moniteur d’équitation indépendant :

  1. Le métier consiste à enseigner l’équitation à tous les niveaux, en garantissant la sécurité des cavaliers et le bien-être des chevaux. C’est une activité qui demande passion et pédagogie.
  2. Pour exercer, un diplôme est obligatoire. Le plus courant est le BPJEPS, spécialité ‘Éducateur sportif’ mention ‘Activités équestres’, qui se prépare généralement en 1 an.
  3. Le statut de micro-entrepreneur est parfaitement adapté pour débuter. Il offre une gestion simplifiée et des charges sociales allégées, idéal pour tester son activité.
  4. N’oubliez pas les assurances ! La Responsabilité Civile Professionnelle (RC Pro) est indispensable pour vous couvrir en cas d’accident avec un élève ou un cheval.

1. Le métier de moniteur d’équitation indépendant

Les missions du moniteur d’équitation

Le moniteur d’équitation est un enseignant qui apprend à ses élèves à monter à cheval. Il peut exercer son activité dans différentes structures : centre équestre, poney-club, association, centre de tourisme équestre, etc.

Ses missions sont multiples et variées :

  1. L’enseignement de l’équitation : il anime des cours collectifs ou particuliers, pour des cavaliers de tous âges et de tous niveaux (du débutant au confirmé). Il peut enseigner différentes disciplines (dressage, saut d’obstacles, concours complet, etc.) et prépare ses élèves aux examens fédéraux (les « galops »).
  2. L’organisation de l’activité : il met en place le planning des cours et des stages. Il peut également organiser des compétitions et des événements au sein de sa structure (portes ouvertes, fêtes du club, etc.).
  3. La gestion de la cavalerie : il est responsable du bien-être des chevaux et poneys. Il veille à leur bonne santé, à leur alimentation et à leurs soins quotidiens. Il s’occupe également du matériel (selles, filets, etc.).
  4. La sécurité : il garantit la sécurité de ses élèves et de ses chevaux, aussi bien durant les cours que lors des sorties en extérieur.
  5. Les tâches administratives : il peut être amené à gérer les inscriptions, la facturation et la communication de sa structure.

Le secteur équestre en France est une filière dynamique. Selon les derniers chiffres de la Fédération Française d’Équitation (FFE), la France comptait plus de 660 000 licenciés en 2023, ce qui en fait la troisième fédération sportive nationale. De plus, l’Institut Français du Cheval et de l’Équitation (IFCE) dénombre près de 8 500 établissements équestres sur le territoire, offrant de nombreuses opportunités pour les moniteurs indépendants.

Les qualités et compétences requises

Pour être un bon moniteur d’équitation, il ne suffit pas d’être un excellent cavalier. Il faut également posséder de nombreuses qualités humaines et des compétences techniques :

  1. La passion du cheval : c’est le moteur de ce métier. Il faut aimer les chevaux, les comprendre et vouloir partager cette passion.
  2. La pédagogie : le moniteur doit savoir transmettre son savoir, s’adapter à chaque élève et le faire progresser. « Un bon moniteur, c’est avant tout un pédagogue qui sait s’adapter à chaque cavalier et à chaque cheval, en créant un climat de confiance indispensable à l’apprentissage », comme le rappelle un formateur du BPJEPS.
  3. La patience : l’apprentissage de l’équitation peut être long et difficile. Le moniteur doit faire preuve de patience et d’encouragement.
  4. Le sens des responsabilités : il est garant de la sécurité de ses élèves et de ses chevaux. Il doit être rigoureux et vigilant.
  5. Une bonne condition physique : le métier est exigeant physiquement. Il se pratique en extérieur, par tous les temps, et demande de l’endurance.
  6. La polyvalence : le moniteur doit être capable de gérer de nombreuses tâches différentes (enseignement, soins aux chevaux, administration, etc.).
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Moniteur d’équitation indépendant : avantages et inconvénients

Se lancer en tant que moniteur d’équitation indépendant offre une grande liberté dans l’organisation de son travail. Vous pouvez choisir vos horaires, vos tarifs et vos clients. Vous pouvez également développer votre propre méthode d’enseignement.

Cependant, l’indépendance implique également des responsabilités. Vous devez gérer vous-même votre activité (prospection de clients, comptabilité, etc.) et faire face aux incertitudes financières. La saisonnalité de l’activité peut également entraîner des fluctuations de revenus importantes.

2. Le diplôme pour devenir moniteur d’équitation

Pour enseigner l’équitation contre rémunération, il est obligatoire de posséder un diplôme d’État. Le plus courant est le Brevet Professionnel de la Jeunesse, de l’Éducation Populaire et du Sport (BPJEPS), spécialité « Éducateur sportif ».

Pour le métier de moniteur d’équitation, il faut choisir l’une des mentions suivantes :

  1. Activités équestres : c’est la mention la plus généraliste. Elle permet d’enseigner l’équitation à tous les publics et dans toutes les disciplines.
  2. Équitation de tradition et de travail : cette mention est axée sur des pratiques spécifiques comme la monte camarguaise, la doma vaquera, etc.
  3. Attelage : pour ceux qui souhaitent se spécialiser dans l’enseignement de l’attelage.
  4. Western : pour l’enseignement de l’équitation western.
  5. Tourisme équestre : cette mention forme des accompagnateurs de tourisme équestre (ATE), qui encadrent des randonnées à cheval.

La formation au BPJEPS dure généralement entre 10 et 18 mois et se déroule en alternance entre un centre de formation et une structure équestre. Pour y accéder, il faut avoir au moins 18 ans, être titulaire du PSC1 (Prévention et Secours Civiques de niveau 1) et réussir des tests de sélection qui évaluent le niveau équestre (équivalent au Galop 7) et la motivation du candidat.

Il existe également d’autres diplômes pour devenir moniteur d’équitation :

  1. Le DEJEPS (Diplôme d’État de la Jeunesse, de l’Éducation Populaire et du Sport), de niveau 5 (bac+2), qui forme des entraîneurs et des coordinateurs de projets.
  2. Le DESJEPS (Diplôme d’État Supérieur de la Jeunesse, de l’Éducation Populaire et du Sport), de niveau 6 (bac+3), qui forme des directeurs de structure et des entraîneurs de haut niveau.

Le salaire d’un moniteur d’équitation

Le salaire d’un moniteur d’équitation varie en fonction de son statut (salarié ou indépendant), de son expérience, de sa réputation et de la région où il exerce. En tant que salarié, un moniteur débutant gagne généralement autour du SMIC. Avec de l’expérience, son salaire peut atteindre 1 800 € à 2 500 € brut par mois.

En tant qu’indépendant, les revenus sont plus variables. Ils dépendent du nombre de cours donnés et des tarifs pratiqués. Un moniteur indépendant peut facturer entre 30 € et 60 € de l’heure pour un cours particulier. Selon une étude de l’Observatoire des métiers du sport, un moniteur indépendant expérimenté et bien établi peut espérer un chiffre d’affaires annuel brut allant de 25 000 € à plus de 45 000 €, avant déduction de ses charges.

 

3. Les réglementations du métier de moniteur d’équitation

Le métier de moniteur d’équitation est une profession réglementée. Cela signifie que pour l’exercer, il faut respecter certaines obligations.

L’obligation de qualification

Comme nous l’avons vu, il est indispensable de posséder un diplôme d’État pour enseigner l’équitation contre rémunération. Exercer sans diplôme est illégal et passible de sanctions pénales (un an d’emprisonnement et 15 000 € d’amende).

La déclaration d’activité

Tout éducateur sportif doit se déclarer auprès de la Direction Départementale de la Cohésion Sociale (DDCS) ou de la Direction Départementale de la Cohésion Sociale et de la Protection des Populations (DDCSPP) de son lieu d’exercice. Cette déclaration permet d’obtenir une carte professionnelle, valable 5 ans et à renouveler.

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L’obligation d’honorabilité

Pour exercer, le moniteur ne doit pas avoir fait l’objet d’une condamnation pour crime ou pour certains délits (violences, agressions sexuelles, dopage, etc.). Un extrait de casier judiciaire (bulletin n°2) est demandé lors de la déclaration d’activité.

L’obligation d’assurance

Le moniteur d’équitation indépendant doit souscrire une assurance en Responsabilité Civile Professionnelle (RC Pro). Cette assurance le couvre en cas de dommages corporels, matériels ou immatériels causés à un tiers (un élève, par exemple) dans le cadre de son activité. « Selon l’article L321-1 du Code du sport, la souscription d’une assurance couvrant la responsabilité civile est une obligation légale pour tout exploitant d’établissement d’activités physiques ou sportives, ce qui inclut les moniteurs indépendants », précise le Ministère des Sports.

4. Devenir moniteur d’équitation en auto-entreprise

Le statut d’auto-entrepreneur (ou micro-entrepreneur) est particulièrement bien adapté pour démarrer une activité de moniteur d’équitation indépendant. Il offre en effet de nombreux avantages.

Les avantages du statut d’auto-entrepreneur

  1. Des démarches de création simplifiées : la création d’une auto-entreprise se fait en ligne, en quelques clics.
  2. Une gestion comptable allégée : il suffit de tenir un livre des recettes et de déclarer son chiffre d’affaires tous les mois ou tous les trimestres.
  3. Un régime social avantageux : les cotisations sociales sont calculées en pourcentage du chiffre d’affaires. Si vous ne gagnez rien, vous ne payez rien.

Les informations clés sur la micro-entreprise

En tant que moniteur d’équitation, votre activité est considérée comme une prestation de services libérale, rattachée aux Bénéfices Non Commerciaux (BNC).

Voici les informations essentielles à connaître :

Élément Informations pour le moniteur d’équitation
Centre de Formalités des Entreprises (CFE) URSSAF
Code APE 85.51Z – Enseignement de disciplines sportives et d’activités de loisirs
Plafond de chiffre d’affaires 77 700 € par an
Taux de cotisations sociales 21,2 % du CA (21,1 % à la Cipav)
Imposition Prélèvement libératoire (2,2 %) ou barème progressif de l’impôt sur le revenu (après abattement de 34 %)

5. Les 4 étapes pour devenir moniteur d’équitation auto-entrepreneur

Vous êtes décidé à vous lancer ? Voici les étapes à suivre :

  1. Obtenir le diplôme requis : c’est le pré-requis indispensable. Inscrivez-vous dans un centre de formation pour préparer le BPJEPS.
  2. Créer votre micro-entreprise : une fois votre diplôme en poche, vous pouvez déclarer votre début d’activité en ligne. C’est une démarche simple et rapide. Les experts de Club Micro-Entreprise peuvent vous accompagner dans cette formalité.
  3. Obtenir votre carte professionnelle : déclarez-vous auprès de la DDCS(PP) de votre département pour obtenir votre carte d’éducateur sportif.
  4. Souscrire une assurance RC Pro : contactez plusieurs assureurs pour comparer les offres et choisir le contrat le plus adapté à votre activité.

Une fois ces étapes franchies, vous pourrez commencer à prospecter vos premiers clients.

6. Vos questions de futur moniteur d’équitation

Quel est le code APE pour un moniteur d’équitation ?

Le code APE pour l’enseignement de disciplines sportives, y compris l’équitation, est le 85.51Z. Ce code est attribué par l’INSEE lors de la création de votre entreprise et sert principalement à des fins statistiques.

Quelle est la différence entre un ATE et un moniteur d’équitation ?

L’Accompagnateur de Tourisme Équestre (ATE) est titulaire d’un titre professionnel qui lui permet d’encadrer des promenades et des randonnées équestres. Contrairement au moniteur diplômé du BPJEPS, il n’est pas habilité à enseigner l’équitation dans une optique de progression technique et de préparation aux examens fédéraux. Son rôle est plus axé sur la découverte et le loisir en extérieur.

Peut-on être moniteur d’équitation sans diplôme ?

Non, il est illégal d’enseigner l’équitation contre rémunération sans être titulaire d’un diplôme, d’un titre à finalité professionnelle ou d’un certificat de qualification reconnu par l’État. C’est une obligation légale pour garantir la sécurité des pratiquants.

Comment trouver ses premiers clients en tant que moniteur indépendant ?

Pour trouver vos premiers clients, commencez par activer votre réseau : parlez de votre nouvelle activité aux cavaliers que vous connaissez. Contactez les centres équestres et écuries de propriétaires de votre secteur qui pourraient avoir besoin d’un moniteur externe. Créez des profils sur les réseaux sociaux pour montrer votre travail et créez des flyers ou cartes de visite à déposer dans les selleries et commerces locaux. Le bouche-à-oreille reste votre meilleur allié dans ce milieu.

 

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8 commentaires sur « Le guide pour devenir moniteur d’équitation auto-entrepreneur »

  1. J’adore cet article ! C’est super d’apprendre les étapes pour devenir moniteur d’équitation. La passion pour les chevaux, c’est essentiel. J’aimerais me lancer un jour, c’est vraiment inspirant !

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  2. Devenir moniteur d’équitation semble être une belle aventure! J’admire ceux qui partagent leur passion pour les chevaux. C’est un métier qui demande beaucoup de patience et de dévouement.

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  3. Le métier de moniteur d’équitation m’impressionne ! C’est génial de voir des gens transmettre leur passion pour les chevaux en enseignant, tout en garantissant la sécurité de chacun. Une belle vocation !

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  4. Devenir moniteur d’équitation, c’est un vrai voyage ! J’adore l’idée de partager ma passion des chevaux tout en apprenant à enseigner avec patience. Quel beau métier pour mêler amour des animaux et pédagogie !

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  5. Devenir moniteur d’équitation semble être une belle aventure, une danse entre l’homme et le cheval. Cela requiert passion et engagement, un véritable art de vivre au fil des sabots.

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  6. Devenir moniteur d’équitation semble être une belle aventure ! J’aime l’idée de transmettre sa passion tout en s’occupant des chevaux. C’est un métier qui allie passion, engagement et un zeste de pédagogie. Bravo à ceux qui franchissent le pas !

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  7. Il est marrant de penser qu’il faut autant de compétences pour être moniteur d’équitation. Entre la gestion des chevaux, des élèves, et même l’administratif, ça doit vraiment être un vrai multitâche ! Comment on peut se préparer à ça ?

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  8. C’est intéressant de voir à quel point le statut d’auto-entrepreneur semble adapté pour débuter. Simplifier la gestion avec une comptabilité allégée, c’est un vrai plus pour se concentrer sur l’enseignement et le bien-être des chevaux.

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